Test matos : Takuma foil, premiers contacts

Longtemps cantonné – par choix – dans le rôle d’observateur photographe du foil, j’ai fini par céder – en sachant pertinemment que j’allais craquer – et tester l’Afs1.
Forcément j’ai craqué, et commencé à pratiquer en windsurf foiling, équipé d’un Kerfoils première génération, puis 2ème et bientôt 3ème.

Jusqu’ici je n’avais pas voulu me laisser aller à tenter le coup en SUP, principalement pour raisons financières ( il ne faudrait pas craquer trop souvent, le portefeuille ne suivrait pas ).
Finalement, c’est l’opportunité de tester une board Takuma 7,8 et son foil – dispo en test au shop Swelladdiction – avant une beach race sur Plestin et tracté derrière le bateau de Yoann Cornelis qui me fait encore une fois céder.

 

La board est petite au premier abord, le volume de 110L est présent mais pas de trop, voire limite pour mon gabarit ( en ce moment, les 89 Kg y sont ).

 

 

 

Le foil lui est plutôt grand ( belle surface, assez arrondie ), le mât alu est dispo en plusieurs tailles, 60 cm pour ce premier essai.

 

 

 

L’arrière de la planche est plutôt large et porteur. Le foil se monte sur un double rail type us box et il y a 4 box future fins pour utiliser la planche en SUP.

 

 

Clairement, en se faisant tracter derrière le bateau c’est plus facile : la vitesse stable et la traction constante facilitent la concentration sur le fait de lever la board.

La vitesse nécessaire pour voler, mesurée au speedo du bateau, est incroyablement faible : à partir de 6 nds, avec un peu de technique foil, on vole, à 8 nds ça se joue sans soucis et on a plus qu’à gérer le sourire aux lèvres. Décidément, le mythe d’Icare ne lasse personne !!!

 

Je met ici un petit clip qui n’a d’autre prétention que de montrer ce que ça donne :

Cette session de mise en bouche appelle à rapidement valider les sensations dans les vagues, toujours en foil.

Une session à Pentrez avec Manu me permet de tester l’engin pour la toute première fois en propulsion à bras.

Le premier sentiment est l’encombrement au portage pour aller à l’eau, assez inhabituel. Les conditions petites ( voire microscopiques ) et la vague un poil trop rapide ne permettent pas de se faire une idée très précise mais encore une fois les sensations de vol sont là, et surtout le take off se fait sur l’onde, en ramant comme un dingue. C’est incroyable pour une première session à bras, j’en veux encore !!

A l’occasion de vacances communes, je retrouve la possibilité de tester la board, ce coup ci nous faisons le choix de la sortir en mode SUP, quad, avec Manu. La session se déroule  à Penhors, en mode survivor ( c’était compliqué même en longsup 10′ : gros mouvements d’eau, du clapot, vent onshore, bref infâme clairement. Un peu de taille cependant par moment, un bon 1m20 au garrot ).
La board est petite pour moi dans ces conditions, c’est très physique de tenir debout ( rappelons mon 89 Kg du moment, en manque absolu de régime et course à pied 😀 ).
Le set de  quad qui était dans le cam’s est manifestement un peu petit à l’usage dans les conditions agitées, nous n’avions pas les ailerons d’origine de toutes façons.
Le take off se fait en ramant comme un dingue, la vague est plate, le courant gênant et le rameur vieux et mou 😀 ..

Une fois le take off effectué, la board a une bonne vitesse, voire très bonne, le placement me rappelle beaucoup Gwalenn au niveau des pieds : bon stance impératif. J’ai eu 2 bonnes ( tout est relatif) vagues, suffisantes pour envisager 3 rollers au moins. Et là, franchement, nickel : la planche réagit très bien aux sollicitations, on n’est pas dans la radicalité d’une board pure surf de 7,11, forcément, mais me concernant, je n’y suis pas non plus 😀 ..
Elle tourne bien assez court pour revenir taper la lèvre à 11h15 plutôt que midi, ce qui est ma moyenne habituelle de toute façons, que ce soit en 8,4 ou Gwalenn ( et même en windsurf :p ), très saine dans le feeling, même si les conditions du plan d’eau brouillent énormément le ressenti et  » anesthésient  » énormément les sensations.
Sur le peu de vagues prises, ainsi que l’état du plan d’eau, impossible d’être plus précis dans ce report de 2eme utilisation, mais aucun doute me concernant, cette board est réellement attirante par sa versatilité : SUP vague ou SUP foil sont faciles et accessibles sous réserve de plan d’eau ultra plat et d’une condition physique au top. ( pour un gabarit moins lourd, forcément ce détail devient caduque, à 75 kg et moins, ça doit passer sans aucun soucis, dès lors qu’on a la technique suffisante pour SUPfoiler ).

Nous décidons enfin, pour notre dernière sess de vacances, de tenter le coup de nouveau en foil, dans des vagues plus propres, sur un repli. Las ! le repli ne fonctionnera pas, nous nous jetons donc – comme des affamés, je le reconnais – dans une fameuse droite du cap sizun, pas forcément des plus adaptée pour débuter en foil.

le plan d’eau, sans être parfait, est moins physique et le spot permet un take off sans efforts.

Nous nous régalerons – sous les yeux ébahis du phoque local – à survoler la surface de l’eau dans de bonnes vagues ( parfois taille de bonhomme) sur ce petit tapis volant.

La prudence reste de mise, les chutes sont nombreuses et – contrairement à ce qu’on peut voir sur les photos  – les protections adaptées sont impératives ( casque et gilet impact ).

Le bilan reste enthousiaste mais nous constatons que nos poids ( plus de 85 Kg) et notre niveau en foil ( néant ou pas loin ) ne nous offre pour le moment que la possibilité de surfer des vagues  » normales » , la progression aidant, nul doute que la houle ronde et sans mousse soit surfable.

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